🌞 Une Étrange Affaire Fin Du Film
Unehistoire très originale, trouble et troublante. C'est l'histoire d'une fascination, d'une vampirisation et d'une disparition. Fascination d'un jeune homme, avide de
L’étrange Noël de Monsieur Jack’ est un film très populaire, mais il existe une grande idée fausse à son sujet. Ce n’est pas Tim Burton qui a réalité ce classique de 1993, mais Henry Selick.Burton y tient la place de scénariste et de producteur.Il devait de prime à bord être le réalisateur, car l’histoire et les personnages s’inspiraient d’un poème qu’il avait
ORa4A. News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Photos Musique Secrets de tournage Récompenses Films similaires note moyenne 3,5 315 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné Votre avis sur Une étrange affaire ? 30 critiques spectateurs 5 4 critiques 4 12 critiques 3 8 critiques 2 4 critiques 1 1 critique 0 1 critique Trier par Critiques les plus utiles Critiques les plus récentes Par les membres ayant fait le plus de critiques Par les membres ayant le plus d'abonnés Une oeuvre sur le pouvoir d'un être humain, sur la puissance aussi! Dans "Une ètrange affaire", le rèalisateur Pierre Granier-Deferre met l'accent sur une des nèvroses de notre èpoque l'obsession de la rèussite professionnelle au dètriment de l'èpanouissement personnel! il y a dans ce long-mètrage de 1981 un affrontement remarquable entre Michel Piccoli meneur d'homme manipulateur et Gèrard Lanvin esclave consentant. Leur affrontement dans le film est fort intèressant car très actuel! Ces deux personnages ont des relations entre-eux assez ambiguës servant / maître, de gens qui sont soumis mais qui aiment être soumis à celui qui aime dominer et qui exerce le pouvoir en abusant! Pour faire simple, c'est comme dèsosser un être humain jusqu'à la moelle, le presser comme un vulgaire citron et puis repartir content pour aller presser un autre citron! Manageur, charmeur et dictateur, Piccoli va littèralement bouleverser la vie de Lanvin! Une mètamorphose qui n'ira pas sans drame! Entre les deux, Nathalie Baye, formidable, recevra pour sa composition de femme marièe son premier Cèsar! Celui de la meilleure actrice dans un second rôle! Quant à Ariane Lartèguy, son sex-appeal monstrueux opère beaucoup même si elle ne joue que quelques minutes dans le film! On s'ètonne que le cinèma français n'ait utilisè que trois fois cette attachante et magnifique comèdienne... Le meilleur film d'un excellent artisan du cinéma français. Magistralement écrit et interprêté, cette ETRANGE AFFAIRE nous plonge dans les enfers de la manipulation et de la fascination. Où comment travail et ambition alliènent jusqu'à la destruction un cadre moyen Gérard Lanvin dans l'un de ses meilleurs rôles. Grinçant et sarcastique, le ton décallé introduit le trouble dans un univers sage, et ose dans la dernière partie de vraies scènes profondément malsaines, où, nu, le Gourou se mesure à sa victime consentante à l'intimité détruite. Ames damnées, Jean François Balmer et Jean Pierre Kalfon se surpassent. Quant à Piccoli, magistral, exceptionnel, il trouve là son rôle le plus grand. Une très belle oeuvre, à voir et à revoir Sur un vague air de Claude Sautet, Pierre Granier-Deferre signe Une étrange affaire» France, 1981. Dans le quotidien morne de Louis, jeune publicitaire Gérard Lanvin, l’arrivée d’un président Michel Piccoli vient bousculer ses habitudes. De ce postulat, Granier-Deferre extrait un film plus profond qu’il n’y semble. Entre les plans aux allures de nature morte, le cinéaste développe l’intrigue d’un homme dont le travail devient pour lui plus intime que son couple. S’il en vient à perdre sa fiancée, c’est qu’il devient moins réticent au corps nu de son patron qui se rase qu’au corps dénudé et excitant de sa femme. Ce qui, dans le film, fait sa profondeur, c’est le processus engagé par le milieu du travail qui s’opère comme un mystère. L’interprétation, parfaite faut-il le dire, de Michel Piccoli renferme un délire, une sorte d’hallucination. Son personnage apparaît comme le messie d’un murmure, dont l’apparence ne se fait qu’après en avoir tant parlé. La curiosité de son personnage s’accroit à mesure que Louis se corrompt dans son métier, perd la notion des valeurs et se plonge dans son œuvre davantage que dans sa vie. Il y a dans la relation quasi-paternelle des deux hommes, une sorte de vampirisation. Plus le jeune publicitaire s’assujettit au volonté du vieux patron, plus il s’affaiblit. Et une fois le travail pompé, le patron disparait. De lui ne restera plus qu’un halo furtif dans un appartement vide. La pâle tiédeur avec laquelle Granier-Deferre met en image ce monde où les valeurs s’intervertissent voire s’écroulent ankylose quelque peu le film. La valeur politique de l’étrange affaire du film le soutient suffisamment. Mais c’est cette apparente nonchalence formelle qui obstrue l’œuvre. Toutefois a qui sait percevoir le rapport moribond qui lie Louis à son patron, Une étrange affaire» saura révéler sa vertu politique, peut-être avec plus de poésie qu’un film de Chabrol. Une petite immersion en France des 80' dans la "bande à Bertrand" et dans la vie de Louis. On se régale quand on est amateur du genre, et même sans on ne peut qu’apprécier le très bon jeu et le charisme de Michel Piccoli, ainsi que l'interprétation de Lanvin ou même des 2nd rôles. Un film habile pour un sujet toujours d'actualité sur l’ascendant psychologique ou encore le monde du travail. Dommage que la fin nous laisse sur notre faim. Viens de voir ce petit chef d'oeuvre méconnu du ciné français début 80 avec un Piccoli dans la quintessence de ses rôles de malsain antipathique comme il en a tant joué mais jamais de manière aussi efficace, autant au service d'un personnage et d'une histoire, ici en l'occurrence une histoire de père de substitution. La séquence où Piccoli appelle Louis alors qu'il est nu dans la salle de bain est glaçante, extrêmement malsaine, tellement elle renvoie à la situation de Louis qui s'est affaibli au point de perdre sa fiancé, abandonner toute intimité pour se retrouver avec celle de son patron cul nu qui, de surcroit dans cette incroyable scène, lui reproche de lui avoir menti sur la mort de son père. Balmer et Kalfon nous mettent d'emblée absolument mal à l'aise avec leur rire en coin et leur complicité dérangeante et ça devient un régal de rôles secondaires de voir ses deux tronches du cinéma français littéralement "Piccoliïsé", déjà - avant Louis - vampirisé par le personage de Bertrand Mahler. J'ajoute un formidable texte dans la bouche de Piccoli dont quasiment chaque phrase nous donne envie de nous gratter le dos tellement elle instille en nous un inconfort. La tronche de Piccoli sortant de la voiture, vu du point de vue de Nathalie Baye qui en frisonne d'horreur rien qu'à la vue de ce Diable est une autre image gravée dans mon cerveau après cette première vision. Seul regret, je trouve légèrement trop hâtif le départ de Nathalie Baye, et la fin est un peu lâche. un scénario original sur le thême de la manipulation et de l'assujetissement d'un petit cadre ambitieux, assez délicat car si on n'entre pas dans le film on peut rapidement décrocher mais la réalisation est bonne et l'interprétation de Piccoli énorme. Remarquablement porté par Michel Piccoli, dans le rôle d'un patron manipulateur et dominateur, et par Gérard Lanvin, dans celui d'un employé influençable se laissant dévorer de l'intérieur, ce film porte bien son titre tant il nous emmène sur des chemins inattendus. Fable sur un monde du travail qui prive les individus de toute vie personnelle et sentimentale ? Histoire d'une dérive de type sectaire ? Certainement un peu des deux. Pierre Granier-Deferre parvient en tous cas à créer avec talent une atmosphère qui prend aux tripes et dont on ne sort pas totalement indemne. Une réussite. Un film étrange, où Michel Piccoli, joue les gourous, fascinant et manipulateur. Face à lui, Gérard Lanvin est très convainquant en employé dévoué corps et âme. Mystérieux et dérangeant. Le film repose avant tout sur un subtil trio avec un personnage fascinant interprété avec puissance et rigueur par le grand Piccoli enchaînant les films à cette période. Le couple Lanvin/Baye touché par ce personnage charismatique est une réussite César pour Baye et Deferre signe ici une histoire assez moderne et d'ailleurs l'un de ses meilleurs films avec évidemment "Le chat". Une petite merveille de psychologie ; Piccoli est souverain, flanqué de ses deux collaborateurs Kalfon et Balmer, tous deux excellents ; Lanvin est très touchant, fasciné par ce père de substitution aussi séduisant que pervers. Mon film préféré. Un drame psychologique qui ne fait pas forcément dans la finesse mais qui frappe fort et juste. Il est assez étonnant de découvrir ce film, avec un G. Lanvin assez rare en jeune homme fanfaron et finalement complètement effacé, subissant son destin et livrant au final une belle prestation, qui joue à fond sur son côté écorché vif sur le fil du rasoir. Il faut dire qu'en face, il a des cadors entre M. Piccoli qui régale Ours d'argent à Berlin, N. Baye magistrale César du meilleur 2nd rôle féminin, Kalfon magistral et un Balmer qui récite tranquillement sa partition. Chacun évolue dans des rôles pas si figés, proposant quelques belles nuances psychologiques dans ce film qui se suit bien, quand bien même on perçoit un certain malaise au fur et à mesure du film. La mise en scène de P. Granier-Deferre est volontairement effacée, préférant laissé la place aux dialogues et aux acteurs. Un très bon film, au sujet intéressant les liens qu'on entretient avec nos supérieurs et plus généralement le travail, ses impacts sur la vie de couple, l'effacement de soi derrière une personnalité plus forte avec des personnages troublants et complexes. Très bon film, qui évite la pose auteuriste et qui pourtant, reste hyper intéressant. D'autres critiques sur analyse assez juste, et déprimante, des rapports de domination dans notre société. j'ai bien apprécié ce film qui conte l'histoire d'un jeune publicitaire incarné par un très bon Gérard Lanvin qui se fait peu à peu aspirer, dominer puis avilir par un patron dominant, méprisant, davantage intéressé par avoir des collabaorateurs littéralement à sa botte que par le succès de l'entreprise, jusqu'à sa faire vraiment cirer lespompes et repasser les pantalons, s'inviter chez son collaborateur puis faire vivre celui-ci chez lui comme un escalve disponible pour tout et à touet heure excellentisime Piccoli. Par expérience je sais que de tels patrons existent, comme existent des courtisans, qui voulant se fair ebien voir et monter dans la hiérarchioe rentrent par calcul dans leur jeu et s'y trouvent piègés, piétinés, puis jetés ayant eux mêmes finis par accepter le mépris qu'ils inspirent et c'est ce processus que le film de Granier deferre décrit film rappelle un peu "le diable s'habille en Prada", en beaucoup plus noir et bien moins pétillant, à la différence près que dans ce film la Directrice sait détecter les vrais talents et les faire émerger pour lui succéder. film francais "social" typique d'une certaine epoque qui a tres mal vielli, dont tous les personnages sont des caricatures improbables. Le realisateur et le scenariste ne connaissent absolument pas le monde de l'entreprise, mais cela ne les empechent pas de nous assomer de leur cynisme, leur mepris et leur suffisance. Picolli joue un acteur de cinema, pas un chef d'entreprise, dont le role et le succes vient de sa capacite a faire travailler les gens ensemble. Le realisateur confond le CEO et le membre du Conseil d'Administration, ce qui confirme sa meconnaissance du sujet. Mais c'etait une epoque ou il etait de bon ton pour les pseudo intellos genre Liberation, de taper sur les cadres des entreprises, sachant que la majorite de ces "elites" vivaient des subventions et des aides payees par ces cadres qu'ils meprisaient. Lanvin et Baye sont lisses et soporiphiques. Film insupportable par son propos, sa betise, ses dialogues et ses situations tellement cliches. Les personnages sont tellement invraisemblabes, qu'il n'a rien a tirer de ce type de film. Une histoire très originale, trouble et troublante. C'est l'histoire d'une fascination, d'une vampirisation et d'une disparition. Fascination d'un jeune homme, avide de reconnaissance, pour un père putatif, ou fascination homosexuelle latente, on ne sait trop. Vampirisation de l'individu par le monde de l'entreprise. Disparition à soi-même dans l'acceptation d'une soumission totale et disparition aux autres épouse, famille au profit d'une relation exclusive. Au final, c'est l'histoire d'un homme qui, désireux d'être quelqu'un, finit par n'être plus personne…Formidable richesse thématique pour ce film qui est l'adaptation d'un roman de Jean-Marc Roberts, "Affaires étrangères". Gérard Lanvin et Nathalie Baye y sont très bien, tandis que Michel Piccoli atteint un sommet dans sa carrière, en patron-gourou, monstre d'ambiguïté déstabilisante, de subtilité retorse, d'audace désarmante, de perversité soyeuse, de mystère inquiétant... Le scénario est parfaitement construit autour de lui. Seule la réalisation est sans surprise, hélas. Ce qui n'empêche pas l'ensemble de marquer fortement l'esprit. 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Film inconfortable qui dénonce le management moderne, Une étrange affaire est un drame troublant qui bouscule les certitudes du spectateur. Les acteurs y sont tous formidables. Synopsis Bertrand Malair, un homme autoritaire, énigmatique et charmeur, prend en main les magasins où végète Louis. Il lui confie la réorganisation du service publicité. Dès lors, Louis se voue corps et âme à son nouveau patron, délaissant sa femme qui le quitte bientôt… Une plongée dans le milieu de l’entreprise moderne Critique Même si Le toubib 1979 a attiré plus de 1,7 million de spectateurs dans les salles, le long-métrage n’a pas laissé une trace impérissable dans les mémoires. Pierre Granier-Deferre opte alors pour ce qu’il sait faire de mieux adapter des romans contemporains sur grand écran. Il s’empare en 1981 du prix Renaudot de l’année 1979, à savoir Affaires étrangères de Jean-Marc Roberts. Pour écrire le script, il s’entoure de l’auteur, mais aussi de Christopher Frank, écrivain et scénariste renommé, spécialisé dans les ambiances torves et les personnages troubles. Le trio parvient à trouver un équilibre parfait entre dénonciation sociétale et étude de caractères. Effectivement, Une étrange affaire décrit par le menu un nouveau type de management venu tout droit des Etats-Unis et que connaît parfaitement Jean-Marc Roberts dont le père dirigeait un grand magasin à Los Angeles. Le patron incarné avec beaucoup d’ambiguïté par l’excellent Michel Piccoli brise effectivement la barrière entre vie professionnelle et vie privée. Il ne cesse de solliciter ses collaborateurs à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, au prétexte de souplesse dans la gestion du travail. Il n’hésite pas à relancer ses employés jusqu’à leur domicile, en confondant fonction patronale et amitié. Un petit traité de la servitude volontaire Les auteurs alertent donc dès le début des années 80 sur cette tendance qui s’est ensuite largement développée dans le monde capitaliste. Il s’agit ici du volet sociétal du long-métrage. Mais celui-ci se double d’un autre versant, plus intime, concernant le personnage interprété avec beaucoup de nuances par un Gérard Lanvin en contre-emploi total. Alors que l’acteur dégage une certaine force de caractère, il joue ici un petit employé de bureau qui, pour devenir quelqu’un au sein de l’entreprise, accepte de n’être plus qu’un larbin. Il fallait d’ailleurs oser conserver cette structure narrative contre-intuitive et peu commerciale. Effectivement, le spectateur n’attend qu’une chose que le personnage finisse par se révolter contre ce patron trop intrusif et qui met en péril son couple. Pourtant, Une étrange affaire propose l’inverse et devient donc un petit traité de la servitude volontaire », comme l’aurait si bien dit La Boétie. Le jeune salarié, non seulement ne se révolte qu’en rêve, mais finit par se dissoudre progressivement dans cette quête perpétuelle du père. Il se choisit une figure d’autorité en fuite permanente et définitivement insaisissable, d’où un échec programmé d’avance. La fin du long-métrage, terriblement déceptive, ne pouvait répondre aux attentes du spectateur, mais s’avère en réalité plus pertinente ainsi. Un malaise persistant grâce à une interprétation de premier choix Porté par d’excellents acteurs qui créent un vrai malaise on aime beaucoup la prestation de Jean-Pierre Kalfon, Une étrange affaire permet de recomposer le couple Gérard Lanvin – Nathalie Baye après Une semaine de vacances Tavernier, 1980. Cette fois-ci pourtant, le spectateur sent comme un élément dysfonctionnel dans ce couple mal assorti où Nathalie Baye incarne une jeune femme brillante sur le plan intellectuel, tandis que son conjoint n’est qu’un jeune homme immature. Il n’en faudra pas plus pour lézarder leur relation. Sorti au mois de décembre 1981, Une étrange affaire n’a pas déplacé les foules. Si le film obtient un succès d’estime sur Paris 306 471 entrées, il ne parvient qu’à doubler ce chiffre sur la province total de 677 030 spectateurs, preuve du manque d’intérêt pour un sujet très urbain. Des récompenses méritées Pourtant, le long-métrage a obtenu une vraie reconnaissance de la part des critiques, généralement dures avec Granier-Deferre. Le film a obtenu ainsi le Prix Louis-Delluc en 1981, puis un César de la Meilleur actrice dans un second rôle pour Nathalie Baye, ainsi qu’un Ours d’argent à Berlin pour Michel Piccoli et le Prix Jean Gabin pour Gérard Lanvin, preuve de l’impact positif du film. En l’état, il s’agit bien de l’un des meilleurs films de son réalisateur qui, d’ailleurs, adaptera de nouveau Jean-Marc Roberts peu de temps après avec L’ami de Vincent 1983. Critique de Virgile Dumez Les sorties de la semaine du 23 décembre 1981 Voir le film en VOD © 1981 StudioCanal Image / Affiche Vincent Chaix © ADAGP Paris, 2020. Tous droits réservés.
News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Photos Musique Secrets de tournage Récompenses Films similaires note moyenne 3,5 315 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné Votre avis sur Une étrange affaire ? 30 critiques spectateurs 5 4 critiques 4 12 critiques 3 8 critiques 2 4 critiques 1 1 critique 0 1 critique Trier par Critiques les plus récentes Critiques les plus utiles Par les membres ayant fait le plus de critiques Par les membres ayant le plus d'abonnés Ce film est timide un de ceux sur lesquels vous tomberez par une nuit d'insomnie sur une obscure chaîne de télévision. Et vous vous trouverez attiré par son ambiance et ses personnages maladroits vérifiez la performance de Jean Pierre Kalfon qui est étonnante ici. En vérité Une étrange affaire est un chef-d'œuvre étrange et je n'ai pas honte de dire qu'il aurait pu être un film de Kubrick dans la façon dont il dépeint extrêmement précisément la relation entre un roi et sa cour et le comportement des disciples de la cour à l'esprit tordu et comment cette relation peut fonctionner aujourd'hui dans une démocratie. Piccoli est à son meilleur de même que Balmer et Kalfon deux acteurs français très sous-utilisés et c'est probablement le meilleur film de Lanvin si vous êtes un de ses fan. Le film est cruel et montre avec quelle facilité un homme peut se faire tordre le cou que ce soit par un PDG ou dans le contexte d'une grande entreprise ou par n'importe qui à n'importe quel niveau supérieur et combien les moyens à utiliser sont faibles et bon marché. En cette nuit d'insomnie essayez de rester éveillé regardez le et vous ne le regretterez pas... Encore très marqué par la manière du cinéma français des années 70, ce film de Granier-Deferre entretient une atmosphère étrange comme l'indique si justement son titre autour d'une relation patron-employé finissant par devenir une espèce de relation père-fils des plus malsaines. Dans l'ensemble, les acteurs du film s'en sortent plutôt bien, les finesses d'écriture sont nombreuses, seul le style très feutré et lancinant de la mise en scène accuse le poids des années. D'autres, en ce temps-là , en auraient tiré la matière d'un polar efficace, mais cette comédie dramatique tire quand même son épingle du jeu. Une étrange affaire est un vieux film ennuyeux , normal c'est avec Michel Piccoli, qui avait le don de rendre tous les films ennuyeux encore plus seule emprise du film, pusique c'est le sujet, est l'emprise de l' réserver aux personnes qui aiment s'ennuyer. Tiré du roman de Jean-Marc Roberts, un drame psychologique troublant qui dresse le récit fascinant de la relation ambiguë et malsaine entre un nouveau patron et son employé, portée par l’excellente interprétation d'un Michel Piccoli en gourou tyrannique face à Gérard Lanvin parfait, bien secondé par un casting séduisant. Ce film est envoutant, envoutant dans le mauvais sens du une spirale infernale vers l'enfer de la relation entre un pervers narcissique mégalomane et un jeune ambitieux en recherche d'une figure Magnifique d'interprétation. Les acteurs sont d'une justesse surprenante. Piccoli est au sommet de son 3,75/4Mise en scène 1,75/2Montage 0,75/1Musique 1/2Photo/effets 1,75/2Casting 2/2Jeux d'acteurs 1/1Coup de coeur 5,5/6Total 17/20 Une histoire très originale, trouble et troublante. C'est l'histoire d'une fascination, d'une vampirisation et d'une disparition. Fascination d'un jeune homme, avide de reconnaissance, pour un père putatif, ou fascination homosexuelle latente, on ne sait trop. Vampirisation de l'individu par le monde de l'entreprise. Disparition à soi-même dans l'acceptation d'une soumission totale et disparition aux autres épouse, famille au profit d'une relation exclusive. Au final, c'est l'histoire d'un homme qui, désireux d'être quelqu'un, finit par n'être plus personne…Formidable richesse thématique pour ce film qui est l'adaptation d'un roman de Jean-Marc Roberts, "Affaires étrangères". Gérard Lanvin et Nathalie Baye y sont très bien, tandis que Michel Piccoli atteint un sommet dans sa carrière, en patron-gourou, monstre d'ambiguïté déstabilisante, de subtilité retorse, d'audace désarmante, de perversité soyeuse, de mystère inquiétant... Le scénario est parfaitement construit autour de lui. Seule la réalisation est sans surprise, hélas. Ce qui n'empêche pas l'ensemble de marquer fortement l'esprit. Pierre Granier-Deferre réalise une direction d'acteurs et une mise en scène sans faille pour cette Comédie dramatique à la progression traumatique constante. La noirceur psychologique est tellement bien montrée qu'elle en devient difficilement supportable. Si le scénario donne une ambiance malsaine au film, la réalisation nous propose fort heureusement un casting de choix il nous offre une belle composition de Gérard Lanvin, et une très belle prestation de Nathalie Baye à juste titre Césarisée pour ce second rôle. Jean-Pierre Kalfon et Jean-François Balmer ne déméritent pas non plus, dans cette liste de remarquables personnages annexes. Quand à Michel Piccoli, lui aussi honoré à Berlin pour ce rôle, il éclate de prestance dans sa compostions d'odieux charmant. Je ne dirais pas comme d'autres qu'il s'agit du meilleur film de Granier-Deferre je lui préfère Adieu Poulet, mais ce film crée une ambiance profondément malsaine et nous fait réfléchir de façon métaphorique sur les perversités du monde de l'entreprise. C'est grâce à cette approche métaphorique que le discours éminemment politique passe bien. Dénoncer ces mêmes phénomènes de façon directe serait pénible. Là on navigue presque dans un rêve qui nous mène par l'absurde à mieux saisir l'ambivalence des relations de travail dans un contexte où l'humain est caressé dans le sens du poil afin de mieux le le grand Michel Piccoli et la belle prestation de Gérard Lanvin, parfait de lâcheté, ainsi que de Nathalie Baye, la prestation de Jean-François Balmer à l'époque encore mal reconnu et surtout celle de Jean-Pierre Kalfon, plus fou encore qu'en d'autres occasion, donnent au film une épaisseur psychologique et accroît le malaise si salutaire lorsque l'on aborde certains sujets. Osons le dire ce film a beaucoup vieilli. Certes, il ne cache rien, jusqu'à la caricature, de ce que peuvent être les relations maitre esclave dans une entreprise mais la réalisation est vraiment molle et l'interprétation pas franchement satisfaisante, à l'exception de Jean-Pierre Kalfon. J’avais vu ce film au cinéma à sa sortie… Et il était déjà dérangeant. Quarante ans plus tard - il vient de repasser à l'occasion du décès de Michel Piccoli -, on se rend compte qu’il fallait le voir comme une anticipation, une mise en garde. On est en 81. La crise est là depuis moins de dix ans, ses conséquences sociales sont présentes mais on se laisse encore bercer par un discours politique et metteur en scène avaient cependant très bien perçu, analysé et montré la nature des choses qui allaient se mettre en place dans les entreprises au cours des années suivantes et qui allaient conduire aux drames compétitivité pour la compétitivité, paternalisme malsain, harcèlement moral on y évoque le suicide de salariés virés..., manipulation, cynisme désinvolture et jugements émis par Jean-Pierre Kalfon, déshumanisation, déstabilisation permanente et négation du libre arbitre "On est bien d'accord vous et moi ?", négation de la vie privée ça, pas besoin de le décrire, c'est tellement évident, stérilisation du travail "On vend mieux les choses qu'on ne connaît pas", la scène du ventilateur du ventilateur en panne pour dire que ce n'est pas la production qui compte - on s'en moque, c'est une péripétie qui se gère avec le service client -, mais les rapports de pouvoir… Tout y est ! On se demande même si le patronat n'a pas pris le personnage de Malher au pied de la lettre pour l’imiter à l'envi. Voilà avant tout une étrange ambiance, créée par la relation entre un nouveau patron sorti de nulle part et un chef de pub sans envergure. Le premier vampirise la vie d'un homme sans père dans une fable pas vraiment politique. Voilà une belle occasion de revoir un Piccoli magistral et à l'aise dans les situations les plus saugrenues, et une jeune Nathalie Baye touchante aux cotés d'un Gérard Lanvin perdu. Un sentiment étrange envahit le spectateur- pourquoi ces deux collaborateurs zélés autour d'un patron glacial-, au final le manque d'explications rationnelles et de conclusion ne correspondent-elles pas à des situations parfois vécues dans la vraie vie? TV2 -mai 2020 L'employé fasciné par le patron. Attiré par son pouvoir?Je n'y perçois pourtant peu de soumission. C'est peut-être justement ce jeu sournois de domination qui semble anodin et qui agit en sous-main film francais "social" typique d'une certaine epoque qui a tres mal vielli, dont tous les personnages sont des caricatures improbables. Le realisateur et le scenariste ne connaissent absolument pas le monde de l'entreprise, mais cela ne les empechent pas de nous assomer de leur cynisme, leur mepris et leur suffisance. Picolli joue un acteur de cinema, pas un chef d'entreprise, dont le role et le succes vient de sa capacite a faire travailler les gens ensemble. Le realisateur confond le CEO et le membre du Conseil d'Administration, ce qui confirme sa meconnaissance du sujet. Mais c'etait une epoque ou il etait de bon ton pour les pseudo intellos genre Liberation, de taper sur les cadres des entreprises, sachant que la majorite de ces "elites" vivaient des subventions et des aides payees par ces cadres qu'ils meprisaient. Lanvin et Baye sont lisses et soporiphiques. Film insupportable par son propos, sa betise, ses dialogues et ses situations tellement cliches. Les personnages sont tellement invraisemblabes, qu'il n'a rien a tirer de ce type de film. Film qui s'est pris un petit coup de vieux il faut bien le reconnaître. Alors certes, les acteurs sont bons sauf Nathalie Baye qui tape sur les nerfs quoi qu'elle fasse !, certes certaines scènes sont prenantes et fascinantes mais dans l'ensemble c'est un peu mou du genou et on s'ennuie un peu malgré la manipulation qu'exerce le patron de Louis. Je suis content de l'avoir vu mais j'espérais un peu mieux. Dommage ! Un film étrange sur la soumission d'un serf Gérard Lanvin l'employé à son seigneur Michel Piccoli le patron. Docile, serviable, fidèle, le serf travaille le dimanche, la nuit et loge son seigneur dans son deux pièces lorsque le 600 m² de son maître est en travaux. Et si la femme du serf rouspète, il lui dit de la fermer. Son seigneur est si gentil, si bon avec lui, il est à la fois son mentor et son nouveau malsain et sinistre, le film a le mérite de préfigurer les nouveaux rapports de servage entre les travailleurs et leur patron qui sont devenus chose courante de nos jours sous un peu de vernis et plus ou moins d'hypocrisie des deux parties, un contrat tacite désormais bien étant, si les acteurs sont excellents, la mise en scène sans relief, la langueur monotone, les longueurs inutiles entraînent un effet de répétition désagréable, car c'est toujours la même chose le serf est au garde-à -vous et se languit même de son maître lorsqu'il n'est plus là . On dirait un film sur des malades mentaux, un asile à ciel ouvert et un délire à film d'une mollesse sans équivoque se borne à ressasser les mêmes mécaniques jusqu'au dégoût et jusqu'à sa fin absurde qui n'en est pas une. Etrange assurément, intéressant aucunement. Les meilleurs films de tous les temps Meilleurs films Meilleurs films selon la presse
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